Vendredi 10 avril 2009 5 10 /04 /Avr /2009 15:34
Ce blog a été ouvert pour recueillir le compte rendu de notre circuit VTT en Sardaigne du 12 au 19 avril 2009.
Le circuit est organisé par Vélorizons. David, notre guide est Corse et nous retrouvera directement sur place.
Nous sommes 6 (Laurent, Thierry, Jolhan et moi, du VTT Club de Saint Germain en Laye), Vincent (compagnon de précédents circuits au Maroc et en Tunisie) et Véro (dont nous avons fait la connaissance en Cappadoce en 2008 alors qu'elle était dans les rangs des marcheurs). Véro, qui vient de Chambéry, nous rejoindra également sur place.


Par Jacques - Publié dans : VTT Sardaigne 2009
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Mardi 21 avril 2009 2 21 /04 /Avr /2009 17:55

v     RV à Orly. Laurent, Thierry, Vincent, Jolhan et moi, convergeons à Orly à 15h30, comme souhaité par Vélorizons. L’opération Vélos se passe sans difficultés. Cette année Vélorizons nous a demandé d’acquitter dès le départ un supplément pour nos VTT (80 €, aller retour, si le détail t’intéresse …). On papote jusqu’à 19h00, heure de départ effective de l’avion.

 

v     Arrivée à Olbia à 20h30. Peu de monde à l’arrivée. On récupère les bagages. Les 5 vélos arrivent par l’ascenseur. Véro est là, son vélo enveloppé dans un grand carton, selon la mode suisse. On cherche de l’œil David, notre guide. Pas de David …

 

v     On finit par s’intéresser au problème. Thierry sort le mémo de Vélorizons indiquant les numéros à appeler en cas d’extrême urgence. C’est le cas, on n’a pas de guide et pas le nom de l’Hôtel… Jolhan fait le numéro. Coup de bol, le téléphone fonctionne.  Je tombe sur David.

         « Allo, David ? On vient d’arriver à l’aéroport …

         Super. Je suis très content pour vous. On se retrouve demain. Je te laisse, la batterie de mon téléphone est faible.

         David ?

         Ouais …

         Donnes-nous au moins le nom de l’Hôtel … »

 

v     Première impression : un glandeur de première. Il est visiblement à Olbia, en compagnie, et ne se sent pas en service. A froid, on a du mal à apprécier le style d’humour.

         « Et pour le transport des vélos ?

         Vous sortez sur la droite, vous prenez le bus qui va en ville. Vous m’appelez pour me dire que c’est OK ».

 

v     Au premier contact, on ne sent pas trop non plus les qualités d’organisateur. On sort avec nos vélos. Il n’y a pas de bus, pas de taxi. Il n’y a du reste plus de passagers dans l’aérogare. Thierry prend le relais et rappelle David. « Bon, il vient nous chercher, il sera là dans une heure ».

v     21h30. On a la dalle. Les restaus de l’aéroport ferment. On extrait les deux derniers sandwiches d’un distributeur. On commence à apprécier du regard la souplesse des fauteuils de l’aéroport au cas où il nous faudrait passer la nuit sur place.

 

v     Un taxi arrive. Une Mercedes. Une deuxième. Cela nous donne des idées. On sort. On squatte un troisième taxi et direction l’Hôtel Cavour. On recueille précieusement les reçus des taxis pour l’ami David.

 

v     Bel Hôtel. On apprécie la nourriture italienne, dans un bistro en face. On essaie d’imaginer ce qui nous attend avec un tel guide. Il va forcément y avoir des surprises.

 

v     Un petit tour dans Olbia et dodo.

 

 

Par Jacques - Publié dans : VTT Sardaigne 2009
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Mardi 21 avril 2009 2 21 /04 /Avr /2009 18:02

v     Pas de problème pour le lever. Dès 6h00 on est réveillé par les douches des voisins … sauf les compagnons de chambre de Thierry qui, avertis des potentielles nuisances sonores, avaient pris la précaution de mettre des boules Quiès. Jolhan aussi instaure son habitude de grappiller une heure par rapport au groupe. Jolhan, Vincent, les deux dormeurs du groupe.

  v     Capuccino et gâteaux sardes au petit déjeuner.

 

v     8h30. L’ami David arrive accompagné par Jérome. Première info : Ce circuit est une première. David a bien insisté auprès de Vélorizons pour que nous soyons prévenus. Normalement, tout est calé, mais on ne sait jamais…

 

v     Deuxième info : On lui a volé son vélo !!! la veille, juste après que nous l’ayons eu au téléphone. Là, on a du mal à le croire ; on n’est pourtant pas le premier avril. I l n’a pas l’air de trop mal prendre la chose. « Je vais me débrouiller ». A-t-il déjà eu un vélo ? Peut-être va-t-il piloter tout notre circuit à partir de la voiture ?

 

v     On traverse une partie de la ville, en file indienne, pour rejoindre le port. On monte les vélos (nous). Pas de mauvaises surprises. 
  






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Direction Nuoro à 1heure de route. Nos amis nous laissent pique-niquer et nous échauffer. Ils vont essayer de trouver un vélo. On ne sait plus quoi penser …







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Ils réapparaissent à l’heure dite avec une ruine métallique de couleur rouge : Un « coach ». Même la chaîne est rouge, du fait de la rouille ! On n’y croit pas du tout. David jubile. « Avec ça, je vais vous en mettre plein la vue, à tous … » Pour l’instant, il n’a pas tort … 




v     Une première montée sur la route, 40 minutes, suivie d’une descente par un single qui doit nous ramener à Nuovo. On se retrouve dans une descente empierrée. De multiples sorties de pistes sans gravité. David nous donne un cours de free-ride que nous écoutons avec une attention renforcée par la vague idée que cela pourra resservir.

 

v     On remonte et on redescend de l’autre coté, direction Oliena. Notre guide ne maîtrise pas tout à fait son parcours. On se souvient utilement qu’il nous avait alerté que nous étions le premier groupe sur ce parcours. Une coutume s’installe : « Vous m’attendez, je vais voir » Il part, teste un chemin, revient 5 minutes plus tard. « C’est pas là, on continue ». Parfois, on a le droit de tester avec lui. Sans plus de succès.

 

v     Traversée d’Oliena caractérisée par les peintures sur les maisons. Et puis on monte. Le gite est la dernière maison du village. Il faut aller le chercher avec un dernier ramponneau à près de 20 %.

 

v     La vue est superbe sur la vallée et les monts alentours. Une petite bière pour résorber l’acide lactique. Diner : pommes de terre au feu de bois et saucisses au barbecue arrosées de Vin de Sardaigne. Chambres confortables. On s’écroule vite.

 

Par Jacques - Publié dans : VTT Sardaigne 2009
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Mercredi 22 avril 2009 3 22 /04 /Avr /2009 08:30

 v     Prévisions : 40/1.200 – Réalisé 40/2.000.

 v     Une journée qui s’annonce sous le signe des « chemins aléatoires » (sic). "Un chemin aléatoire est un chemin qui existe parfois, mais pas toujours, et qui va où il veut".



 

v     Une piste en belvédère doit nous conduire en 2 ou 3 heures sur le plateau calcaire du Sopramente. On passe la matinée, en fait la journée, à la chercher. Le rituel s’affine : David s’arrête à chaque embranchement enroule un bout de rubalise autour d’une pierre, pose le tout au bord du chemin que nous empruntons. Part seul ou avec nous dans la direction présumée la bonne, comprend qu’il n’en est rien, revient, change la pierre de place, repart, éventuellement revient une nouvelle fois, pour repartir dans la première direction, qui souvent n’est toujours pas la bonne …

 



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Au cours de cette quête matinale, nous empruntons une piste qui ressemble étrangement au lit d’un torrent, encombré de lourds rochers. J’essaie d’adopter les principes inculqués la veille. Mais hier on n’a jamais parlé de s’arrêter dans la pente. Si tu veux t’arrêter, les jambes en feu, tu essaies de ralentir ta vitesse jusqu’au moment où ta roue avant refuse d’enjamber le rocher suivant. Là le vélo s’arrête net et tu passes par-dessus, comme les gymnastes au cheval d’arçon. Si tu es dans un bon jour, il arrive que tu puisses rester sur tes deux jambes. Ca arrive, mais c’est rare. Je me prends un premier gadin monumental. Je compte mes abatis, cela devrait aller. Derrière moi Laurent fait la même figure. Son vélo s’arrête net et lui part la tête la première direction un gros caillou en forme de prisme. Sa joue droite finit par toucher la pierre en bout de course. Je le vois quelques mètres au-dessus de moi. Il enlace la pierre à deux mains et la regarde l’air de dire. « Ben non, c’est pas pour aujourd’hui ». On repart. Je me prends une deuxième gamelle. Cette fois-ci, je tombe sur les cotes. A priori, toujours rien de cassé. Je découvre que les autres ont adopté une technique différente. Celle de descendre en poussant le vélo. Ca fonctionne aussi bien.

 

v     La première crevaison est pour Vincent. Sa chambre de secours, de couleur verte (signe qu’elle est increvable) est inquiétante.

 

 

v     David abandonne l’idée de la crête. On descend dans la vallée. On pique nique. Jérome nous a préparé une salade de riz. Chacun sort ses couverts favoris. Pour David, le couvercle de la boite Tupperware. Pour Vincent les 2 démonte-pneus (jaunes) de Décathlon.

 

v     Nous découvrons un nouveau concept : le dénivelé « absolu », différence d’altitude entre notre point de départ et notre point d’arrivée. Le concept n’est pas très motivant. A chaque descente, tu as l’impression de manger un crédit durement acquis …

 

v     On finit par quitter la vallée. La suite est superbe. Un très beau cirque où l’on refait le plein d’eau. On cherche des yeux le premier mouflon aperçu par Laurent. On en fera détaler d’autres quelques kilomètres plus loin.

 

v     On passe au pied du Mont Giovanni que l’on contourne pour aboutir au lieu du bivouac. Un grand parc en restanques. On s’installe aux pieds de deux superbes chênes. Dénivelé réel de la journée : 2.000 mètres au lieu des 1.200 annoncés.

 

v     On dresse la tente, on fait du feu, on se lave à l’aide d’un robinet qui distribue de l’eau glacée, on sort les matelas de 4 cm d’épaisseur. Au milieu de la nuit, un chat blanc très affectueux, un œil bleu, un œil vert, vient faire la sarabande.

Par Jacques - Publié dans : VTT Sardaigne 2009
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Mercredi 22 avril 2009 3 22 /04 /Avr /2009 08:43

 v     Prévisions : 40/700 – Réel : 50/1.200.

 v     Une grande chevauchée en pleine nature, entre 900 et 1.300 mètres d’altitude, rythmée par trois grandes montées. Le soleil brille. On traverse plusieurs ruisseaux à gué. Jolhan n’y tient plus et décide de se baigner.

 





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On pique nique dans une aire aménagée en dur à l’endroit d’une fontaine. On s’offre une petite sieste.

 





v     Je casse ma chaîne, en fait le maillon d’attache rapide. Le galet du bas est tordu. Laurent le redresse. Ca marche. Je recasserai à nouveau ma chaîne, toujours au niveau du maillon d’attache rapide un peu plus loin. Laurent me dépanne. Je suis moins assuré. Il y a un problème de fond à résoudre.

 




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Nouvelle séance de free ride. Lorsqu’il n’y a plus de chemin, on descend au milieu des épineux et des cailloux, David sur son vélo, nous en portage. La pente s’adoucit, j’essaie de l’imiter. Troisième gamelle spectaculaire. Toujours rien de cassé...

 

v     On descend vers Villanova, toujours tendance free ride. Oh surprise, on découvre une balise de David, puis deux, puis trois. C’est donc vrai qu’il a reconnu (une partie de) l’itinéraire…

 

v     Etape dans un magnifique hôtel à l’écart de la ville, surplombant un lac.

 

v     Diner exceptionnel. Antipastis, antipastis à nouveau, antipastis encore, des pâtes et encore des pates et de la viande, de la viande et encore de la viande. Trois desserts. On n’est plus sûr du tout que ce circuit nous fera maigrir …

 



v
    
La pensée du jour de notre guide : « Vous n’arrêtez pas de prévenir le suivant : Voiture, Branche, Trou, Pierre. Moi je ne dis jamais rien. Comme ça vous êtes prévenus ».

Par Jacques - Publié dans : VTT Sardaigne 2009
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