Mercredi 22 avril 2009
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08:30
v Prévisions : 40/1.200 – Réalisé 40/2.000.
v Une journée qui s’annonce sous le signe des « chemins aléatoires » (sic). "Un chemin aléatoire est un chemin qui existe parfois, mais pas
toujours, et qui va où il veut".
v Une piste en belvédère doit nous conduire en 2 ou 3 heures
sur le plateau calcaire du Sopramente. On passe la matinée, en fait la journée, à la chercher. Le rituel s’affine : David s’arrête à chaque embranchement enroule un bout de rubalise autour
d’une pierre, pose le tout au bord du chemin que nous empruntons. Part seul ou avec nous dans la direction présumée la bonne, comprend qu’il n’en est rien, revient, change la pierre de place,
repart, éventuellement revient une nouvelle fois, pour repartir dans la première direction, qui souvent n’est toujours pas la bonne …
v Au cours de cette quête matinale, nous empruntons une
piste qui ressemble étrangement au lit d’un torrent, encombré de lourds rochers. J’essaie d’adopter les principes inculqués la veille. Mais hier on n’a jamais parlé de s’arrêter dans la pente. Si
tu veux t’arrêter, les jambes en feu, tu essaies de ralentir ta vitesse jusqu’au moment où ta roue avant refuse d’enjamber le rocher suivant. Là le vélo s’arrête net et tu passes par-dessus,
comme les gymnastes au cheval d’arçon. Si tu es dans un bon jour, il arrive que tu puisses rester sur tes deux jambes. Ca arrive, mais c’est rare. Je me prends un premier gadin monumental. Je
compte mes abatis, cela devrait aller. Derrière moi Laurent fait la même figure. Son vélo s’arrête net et lui part la tête la première direction un gros caillou en forme de prisme. Sa joue droite
finit par toucher la pierre en bout de course. Je le vois quelques mètres au-dessus de moi. Il enlace la pierre à deux mains et la regarde l’air de dire. « Ben non, c’est pas pour
aujourd’hui ». On repart. Je me prends une deuxième gamelle. Cette fois-ci, je tombe sur les cotes. A priori, toujours rien de cassé. Je découvre que les autres ont adopté une technique
différente. Celle de descendre en poussant le vélo. Ca fonctionne aussi bien.
v
La première crevaison est pour Vincent. Sa chambre de secours, de couleur verte (signe qu’elle est increvable) est inquiétante.
v David abandonne l’idée de la crête. On descend dans la
vallée. On pique nique. Jérome nous a préparé une salade de riz. Chacun sort ses couverts favoris. Pour David, le couvercle de la boite Tupperware. Pour Vincent les 2 démonte-pneus (jaunes) de
Décathlon.
v Nous découvrons un nouveau concept : le dénivelé
« absolu », différence d’altitude entre notre point de départ et notre point d’arrivée. Le concept n’est pas très motivant. A chaque descente, tu as l’impression de manger un crédit
durement acquis …
v
On finit par quitter la vallée. La suite est superbe. Un très beau cirque où l’on refait le plein d’eau. On cherche des yeux le
premier mouflon aperçu par Laurent. On en fera détaler d’autres quelques kilomètres plus loin.
v On passe au pied du Mont Giovanni que l’on contourne pour
aboutir au lieu du bivouac. Un grand parc en restanques. On s’installe aux pieds de deux superbes chênes. Dénivelé réel de la journée : 2.000 mètres au lieu des 1.200 annoncés.
v On dresse la tente, on fait du feu, on se lave à l’aide
d’un robinet qui distribue de l’eau glacée, on sort les matelas de 4 cm d’épaisseur. Au milieu de la nuit, un chat blanc très affectueux, un œil bleu, un œil vert, vient faire la
sarabande.